Cass. 3e civ., 5 novembre 1985, no 84-70128
La Cour de cassation rappelle tout d’abord que si, à l’issu d’un délai de trois mois à compter de la décision définitive arrêtant le montant d’une indemnité d’expropriation, la personne expropriée n’a pas reçu la somme convenue, elle a droit au paiement d’intérêts.
Les juges précisent, par conséquent, qu’une cour d’appel qui considère que la signification d’un jugement d’expropriation devenu définitif n’a pas d’incidence sur le point de départ de ce délai et ne conditionne que l’ouverture du droit aux intérêts légaux et le bien-fondé de l’action judiciaire commet une erreur de droit.