CE, 1er décembre 1993, Commune de Jouars-Pontchartrain, no 138013
Un couple, après avoir mis en vente un immeuble, voit préempter ce bien par décision communale. Les particuliers intentent alors une action devant le juge administratif qui annule la délibération du conseil municipal.
La commune saisit le Conseil d’État d’un pourvoi en cassation. La haute juridiction rejette cependant la demande au motif que la décision n’est pas assez motivée. En effet, la préemption d’un bien en vue de créer une réserve foncière n’est pas suffisante, il faut que l’opération d’aménagement futur soit identifiée.